ْمَــاسَــاكْتِــينْش
Masaktinch


Masaktinch est une base de données en ligne qui recense les détenus politiques, les interdictions d’activités, les expulsions de journalistes, la censure de productions artistiques, et autres formes de censure au Maroc. Elle a été créée par Mamfakinch et est alimenté à l'aide de diverses ONGs.
اكدت جمعية الدفاع عن حقوق الانسان بالمغرب يوم الاثنين بباريس في حصيلة لها، ان عدد المعتقلين السياسيين في المغرب الذين يتعرضون للمحاكمات التعسفية و الظالمة في تزايد مستمر. و اعتبرت المنظمة الناشطة في ايل دو فرانس ان معتقل راي تم احصاؤهم في مارس الفارط، انتقل عددهم حاليا الى منهم يقضون مدة سجنهم و اخر استفادوا من الحرية المؤقتة و تتم متابعتهم.
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Zakaria Moumni est un boxeur né le 4 février 1980 à Rabat, sacré en 1999 à Malte champion du monde de Kick-boxing

Champion du monde, Zakaria Moumni tente de faire valoir son droit à accéder au poste de conseiller sportif auprès du Ministère de la jeunesse et des sports marocain, conformément aux termes du dahir royal no 1194–66 du . Le Dahir en question dispose en effet que les ressortissants marocains ayant remporté un titre de champion du monde pourraient prétendre à ce poste. Ce poste lui est refusé mais, devant son insistance, en 2006, le roi lui fait octroyer deux licences de taxi, l’une à son nom, l’autre à celui de son père. Zakaria Moumni accepte les deux grimates mais continue à réclamer son poste de fonctionnaire. En janvier 2010, il manifeste devant la résidence royale de Betz, en région parisienne, avant de se faire interpeller par la police.

Huit mois plus tard, le 27 septembre 2010, Zakaria Moumni est appréhendé par la Police à l’aéroport de Rabat à la suite d’une plainte pour « escroquerie » et « usurpation de titre » déposée contre lui par deux citoyens marocains. Cette version est contestée par Zakaria Moumni qui, dans plusieurs interviews, accuse les autorités marocaines de l’avoir incarcéré sans chef d’accusation pendant 4 jours durant lesquels sa famille reste sans nouvelles. Il affirme avoir été battu, les mains et poings liés, les yeux bandés, puis électrocuté, suspendu la tête en bas, attaché à une chaise, nu, frappé avec des câbles et des barres en fer, privé de sommeil, de nourriture, d’eau et menacé de mort. Zakaria Moumni déclare également que ses tortionnaires le menacent « de le découper », de « faire de lui de la viande hachée », qu’il « ressortira dans des boites de conserve » parce qu’il est, selon sa version des faits, « dans les abbatoirs du roi ».


Manifestation de soutien à Zakaria devant l’ambassade du Maroc à Paris

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