Masaktinch est une base de données en ligne qui recense les détenus politiques, les interdictions d’activités, les expulsions de journalistes, la censure de productions artistiques, et autres formes de censure au Maroc. Elle a été créée par Mamfakinch et est alimenté à l'aide de diverses ONGs.
اكدت جمعية الدفاع عن حقوق الانسان بالمغرب يوم الاثنين بباريس في حصيلة لها، ان عدد المعتقلين السياسيين في المغرب الذين يتعرضون للمحاكمات التعسفية و الظالمة في تزايد مستمر. و اعتبرت المنظمة الناشطة في ايل دو فرانس ان معتقل راي تم احصاؤهم في مارس الفارط، انتقل عددهم حاليا الى منهم يقضون مدة سجنهم و اخر استفادوا من الحرية المؤقتة و تتم متابعتهم.
À propos
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Groupe
Douze manifestants contre Amendis condamnées à deux mois de prison
Détention
2016.06.14
14.06.2016

Le tribunal de première instance de Tanger a condamné 12 personnes à deux mois de prison avec sursis après des manifestations contre la société de gestion déléguée Amendis. Les accusations retenues sont : rassemblement sans autorisation, insulte d’un fonctionnaire public lors de l’exercice de son métier et endommagement des biens publics.

La manifestation en question, devant le siège d’Amendis à Tanger


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Communications VoIP
La VoIP (WhatsApp, Skype, Viber, etc.) censurés par l’ANRT
Censure
2016.03.12
12.03.2016

http://mamfakinch.info/wp-content/themes/mmfk/pdf/a3_voip.pdf
Le protocole VoIP  permet des appels et visio-conférences via des applications tels FaceTime, Tango, WhatsApp, Skype ou encore Viber.

Réaction de Yassir Kazar, membre du collectif Mamfakinch :

De par mon parcours de hacktiviste et d’entrepreneur, je suis assez sceptique à l’égard de cette décision, de la manière avec laquelle elle a été prise mais aussi de l’efficacité quant aux résultats escomptés. D’un point de vue éthique, il est bien entendu inconcevable de priver les usagers du jour au lendemain d’outils de communication qui sont devenus incontournables dans leurs vies. Nous sommes dans une situation où les opérateurs, appuyés par le gouvernement par le biais de l’ANRT, privent les citoyens d’un service sans proposer d’alternatives viables (un service de vidéoconférence pour Monsieur tout-le-monde). A titre d’exemple, je suis moi-même le papa d’un nouveau- né. Etant loin de mes parents, je me trouve aujourd’hui réellement privé de la possibilité de partager des moments avec mes parents et donc les grands-parents de mon enfant. Je ne dois pas être la seule personne dans un cas de figure similaire. Une telle procédure viole les principes de la bonne gouvernance car elle exclut complètement les citoyens, voire la société civile alors qu’ils sont partie prenante.

Nisma Bounakhla
La représentante d’Avocats sans frontières expulsée du Maroc
Expulsion
2016.02.20
20.02.2016

http://mamfakinch.info/wp-content/themes/mmfk/pdf/a3_nisma.pdf
Représentante au Maroc d’Avocats sans Frontières, ONG de défense du droit basée à Bruxelles.

Communiqué de l’Association marocaine des droits humains :

« L’AMDH a appris avec consternation l’expulsion par les autorités marocaines de Nisma Bounakhla, représentante au Maroc d’Avocats sans Frontières, ONG de défense du droit basée à Bruxelles.

La jeune juriste a été arrêtée samedi 20 février devant son domicile à Rabat et reconduite au port de Tanger-Med où elle a été embarquée tôt ce dimanche matin sur un ferry à destination d’Algéciras où elle est arrivée à 8H ;

En l’absence de toute confirmation officielle par les autorités marocaines de cette expulsion, et des raisons qui l’auraient motivée, l’AMDH ne peut ne pas faire le lien avec le rapport très critique que ASF a rendu public le mois dernier concernant l’arrestation et le procès de Hicham Mansouri, faussement accusé d’un délit relevant des moeurs et injustement condamné à 10 mois de prison. […] »

Lire la suite sur amdh.org

Nisma Bounakhla


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Mohamed Essabr
Mohamed Essabr poursuivi pour atteinte à la sécurité de l’État
Poursuite
2016.01.17
17.01.2016

Militant de l’Association marocaine de l’éducation de la jeunesse

Mohamed Essabr has dedicated his work to the education of Moroccan Youth. As director of Association Marocaine pour l’Education de la Jeunesse (AMEJ), he contributes to the future of the Moroccan youth. His efforts later extended to journalistic education. Together with Free Press Unlimited, a training for journalists and citizen journalists on digital media was organized. This training focused on professional and ethical journalism for citizens and reporters, a way to enhance professional journalism and aid free speech in Morocco. He is now facing trial for his efforts to support freedom of expression and could face up to five years in prison.

Mohammed Essabr pendant une conférence de l’AMEJ


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Science et avenir
Sciences et avenir, hors-série « Dieu et la science » interdit de vente
Censure
2016.01.12
12.01.2016

Magazine mensuel français de vulgarisation scientifique créé en 1913

Extrait de l’article traitant de la censure sur le site de Science et vie

Deux miniatures en pages 30 et 31 de notre hors-série « Dieu et la science » sont à l’origine d’une décision de censure par le gouvernement marocain, en ce début 2016. Ces représentations remontent au 16e siècle et illustrent une célèbre « Biographie du prophète Mohammed », commandées alors par le sultan ottoman Mourad III. Selon le ministère de la Communication, elles enfreignent l’interdit de représentation du prophète. La rédaction de Sciences et Avenir s’élève avec vigueur contre cette atteinte à la liberté d’expression. La protestation officielle de la directrice de la rédaction Dominique Leglu est disponible en ligne.

Couverture du numéro en question (www.sciencesetavenir.fr)


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Maria Moukrim
Poursuite de Maria Moukrim
Censure
2015.11.23
23.11.2015

Journaliste, rédactrice en chef de Febrayer.com

International press freedom groups are calling on the Moroccan judicial authorities to drop all charges against seven activists, including five journalists and writers, whose trial on charges of “endangering state security and integrity” and receiving “illegal foreign funding” is due to begin on 19 November. Some are facing up to five years in prison.

The five journalists and writers – Maati Monjib, Samad Ayach, Maria Moukrim, Rachid Tarik and Hicham El Mansouri – are all reporters or regular contributors to such Moroccan media outlets as Lakome2 or Zamane. They are also all members of the Moroccan Association of Investigative Journalism (AMJI).

The other two defendants are Hicham Khreibchi (also known as Hicham Al-Miraat), who is the ex-director of the Digital Rights Association (ADN) and Mohamed Essabeur, who heads the Moroccan Education and Youth Association (AMEJ).

According to sources speaking to the France-based Reporters without Borders, the authorities accuse them of failing to adhere to the requirements of journalistic “accuracy” and “ethics” and sullying Morocco’s image in their articles.

Maria Moukrim


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Maâti Monjib
Maâti Monjib poursuivi dans le cadre de l’article 206
Poursuite
2015.11.19
19.11.2015

Maâti Monjib is a human rights defender who has dedicated his life to ensuring justice prevails. He is a political analyst, journalist and historian. Maâti founded the Centre Ibn Rochd d’Etudes et de Communication, an organization dedicated to training journalists and media practitioners and promoting discourse on human rights and social issues. He has facilitated several activities for international media development organizations such as Free Press Unlimited, that promote investigative journalism, ethics, professional skills and digital media. Now he is on trial for his right to free speech and association. If convicted, Maâti can face up to five years in prison.

Maâti Monjib


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Rachid Tarik
Rachid Tarik interdit de quitter le territoire
Interdiction
2015.10.20
20.10.2015

Journaliste d’investigation et activiste, gagnant du prix de journalisme d’investigation

Rachid Tarik is more than an investigative journalist. During his career he wrote and published articles in different news papers, but the last decade he wrote for Le Matin du Sahara. In 2010 he won the first prize of the investigative journalism award, after which he also became juror for the award. In addition he devoted himself to the development of media in Morocco. As a prominent speaker at several journalism conferences and the director of Association Marocaine du Journalisme d’Investigation (AMJI) he applied himself to the cultivation of freedom of information and freedom of expression. His belief in the value of fair, balanced, investigative journalism now has him on trial. If convicted he can face heavy fines.

Abdessamad Ait Aicha
Poursuite pour « atteinte à la sécurité de l’État »
Répression
2015.08.13
13.08.2015

Ancien coordinateur du projet de formation du Centre Ibn Rochd, journaliste et membre de l’AMJI

Poursuite pour « atteinte à la sécurité de l’État » en raison de son activité de défense des droits humains. Extrait de l’article de la FIDH :

Cinq de ces sept défenseurs, à savoir MM. Maâti Monjib, Hicham Mansouri, Hisham Almiraat, Mohamed Essabr et Abdessamad Ait Aicha, sont poursuivis pour « atteinte à la sécurité de l’État » en raison de leurs activités de défense des droits humains menées au sein de l’ADN, de l’AMJI, de l’AMEJ et du Centre Ibn Rochd d’études et de communication. Ils risquent entre un et cinq ans d’emprisonnement, sur la base de l’article 206 du Code pénal marocain. Parmi ces défenseurs, certains sont notamment poursuivis pour avoir animé des formations portant sur l’utilisation de l’application « Story Maker » dispensées par le Centre Ibn Rochd et l’AMEJ – en partenariat avec l’ONG néerlandaise « Free Press Unlimited »

Photo : Abdessamad Ait Aicha à Rabat (Regards.fr)


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La monarchie, tabou absolu de la presse marocaine Issam Daoudi
Les yeux du pouvoir Privacy International
et l’Association des Droits Numériques
Nabil Ayouch
Le film Much Loved censuré par le ministère de la communication
Censure
2015.06.19
19.06.2015

Synopsis :
« À l’époque actuelle, Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d’amours tarifés à Marrakech. Objets de désirs inavoués dans la société marocaine, elles décrivent à l’aide du langage de la prostitution leur vie de tous les jours, allant des pseudos relations amoureuses avec des européens à la prostitution institutionnalisée avec les saoudiens, en passant par la corruption policière sans masquer les problèmes sociétaux comme les relations familiales ou l’argent remplace l’amour filial. Tantôt joyeuses et complices mais aussi tristes et rejetées, elles pointent du doigt cette société qui les utilise et les avilit.»



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Privacy International
La police essaie d’interdire des ateliers de Privacy International
Interdiction
2014.08.29
29.08.2014

Privacy International est une ONG qui milite pour la défense des droits humains, en particulier contre la violation de la vie privée commis par les gouvernements et autres organisations

Extrait du communiqué de l’Association des droits numériques :

Du 29 au 30 août 2014 s’est tenu à Rabat un atelier sous le thème : « Liberté d’expression et droits humains à l’âge numérique ». Un évènement co-organisé par l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et Privacy International, une organisation de défense de la vie privée basée à Londres.

L’événement qui devait avoir lieu à l’hôtel Mercure (Groupe Accor) au quartier Hassan de Rabat devait se conclure par une conférence de presse le samedi 30 Août annonçant la constitution d’une nouvelle association marocaine portant le nom d’Association des droits numériques (ADN).

L’évènement, auquel étaient conviés des experts internationaux, venant de Grande Bretagne, de Belgique, de France, du Kenya, de l’Ouganda, du Canada et de la Tunisie avait pour but l’échange d’expériences et la rencontre avec les acteurs de la société civile marocaine oeuvrant pour la défense de la liberté d’expression, de la vie privée et de l’accès à l’information sur internet.

La veille de l’événement, nous avons été surpris par la direction de l’hôtel Mercure nous informant d’une décision « orale » des autorités nous interdisant l’accès aux salles de conférence louées pour l’occasion. La direction de l’hôtel n’ayant désigné aucun responsable administratif spécifique ni aucune autorité particulière en rapport avec l’incident.

Prenant conseil auprès d’avocats, nous avons conclu à une interdiction qui s’apparente à une violation arbitraire sans fondement légal.

Suite à cela, l’ADMH a bien voulu accueillir l’événement au siège de son bureau central de Rabat, permettant ainsi le dénouement d’une situation fort délicate pour les organisateurs et les participants venus de divers pays étrangers.

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Les yeux du pouvoir Privacy International
et l’Association des Droits Numériques
Mustapha Ouchtoubane
Détention du militant de la cause Imidrienne
Détention
2014.05.15
15.05.2014

Principal militant dans la lutte d’Imidier contre une compagnie minière

Aziz Enhaili

La cour d’appel de Ouarzazate a condamné a 4 ans de prison ferme Mustapha Ouchtoubane principal militant dans la lutte d Imidier contre une compagnie minière.

Salah

Mustapha Ouchtoubane, ce héros de la résistance au pillage, tombé dans un traquenard, tout aussi grossier et tout aussi grotesque, que celui tendu à ce chanteur de Casablanca, qui a osé défier le roi et sa mafia.

Sauf que Mustapha a eu le malheur de naître, dans ces montagnes éloignées, où le silence est une chape facile à déployer.
La lutte d’Imider continue dans son 5ème mois, avec la même détermination, contre l’ONA et son allié et protecteur le Makhzen.
Manifestation à Imider – Banderole réclamant la libération de Mustapha


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Driss Deiback
Un film de Mohamed Choukri censuré au festival de cinéma de Nador
Censure
2013.04.19
19.04.2013

Driss Deiback est un homme en colère. Et pour cause, son documentaire sur la vie de l’écrivain Mohamed Choukri intitulé « Choukri, un homme sincère », a été déprogrammé de la cinquième édition du festival de cinéma de Nador.

Dans un communiqué, le réalisateur natif de Melilla, affirme être victime de censure, bien qu’il ait « obtenu le visa d’exploitation du Centre cinématographie marocain (CMM) ». Ce dernier affirme que le directeur du festival lui a fait parvenir une note « froide et brève » pour lui annoncer la nouvelle. Driss Deiback ajoute que le directeur de l’événement lui aurait fait savoir que cette décision a été prise car son film aborde des « thèmes délicats » susceptibles de « blesser les sensibilités, surtout celles des intégristes religieux et d’autres spectateurs conservateurs ».

Abdelsamad Haydour
Trois ans de prison pour “atteinte aux valeurs sacrées de la nation”
Détention
2012.07.13
13.07.2012

Abdelsamad Haydour, 24 ans, a écopé de trois ans de prison et une amende de 10 000 dirhams pour “atteinte aux valeurs sacrées de la nation”, à l’issue d’un procès expéditif à huis clos. Dans une vidéo de quatre minutes filmée lors d’une manifestation à Taza, le jeune homme fustige le régime de Mohammed VI (et qualifie le monarque de “chien de dictateur”). Il n’a pas eu accès à un avocat, et la cour n’a pas désigné de commis d’office pour assurer sa défense.

Une image de la vidéo où Abdessamad s’exprimait pendant la manifestation de Taza


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Mouad Belghouat (L7a9d)
Mouad L7a9ed détenu pour la troisième fois
Détention
2012.06.13
13.06.2012

Mouad Belghouat (معاذ بلغوات), mieux connu sous son nom artistique El Haqed ou Lhaqed (l’enragé), souvent orthographié L7a9d dans la graphie Web/SMS, est un rappeur marocain né en 1988 à Casablanca.

Les autorités marocaines s’acharneraient-elles sur le rappeur engagé L7a9ed ?

Ce dimanche, Mouad Belrhouat a été arrêté vers 14h à l’entrée du stade Mohammed V, alors qu’il allait assister au match de la 29e journée de Botola qui opposait le Raja et le Moghreb de Tétouan.

Son frère, Hamza Belrhouat, a lui aussi été arrêté avant d’être libéré dans la soirée. Selon les premiers éléments qu’on a pu obtenir, il serait incarcéré pour vente illégale de tickets mais ce n’est pas officiel. « D’ailleurs, je n’ai toujours pas pu le voir » nous confie Mohamed El Messaoudi, avocat de L7a9ed.

Cinémathèque de Tanger
Projection de Persepolis interdite à la cinémathèque de Tanger
Censure
2012.04.14
14.04.2012

La Cinémathèque de Tanger (CDT) se donne pour mission de développer la culture cinématographique au Maroc

L’œuvre maîtresse de l’iranienne Marjane Satrapi, la BD : « Persepolis » qui va souffler ses 10 bougies le 2 octobre prochain n’est pas au goût des mollahs et de tous les intégristes. Ce qui a particulièrement scandalisé tous les cinéphiles et partisans de la liberté de création, c’est la nouvelle interdiction de diffusion qui s’abat sur le film « Persepolis » largement inspiré du livre ? dans Les pays du Maghreb se déclarant démocratiques. Le 2 mai 2012, la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée en Tunisie a été marquée par l’annonce de la condamnation du patron de la chaîne de Télévision Nessma. Nabil Karoui a été condamné à verser environ 1200 €  « pour la diffusion au public d’un film troublant l’ordre public et portant atteinte aux bonnes mœurs  »

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La monarchie, tabou absolu de la presse marocaine Issam Daoudi
Walid Bahomane
Un an de prison pour “insulte aux valeurs sacrées du Maroc et au Roi”
Détention
2012.01.24
24.01.2012

Walid Bahomane, étudiant de 18 ans, a été jugé à huis clos pour “piratage informatique” et “insulte aux valeurs sacrées du Maroc et au Roi”, pour avoir publié sur Facebook des vidéos et dessins humoristiques, et notamment la caricature de Mohammed VI qui a valu au journal El Pais d’être interdit au Maroc le 16 février 2012. Un tribunal de Rabat l’a condamné, le 16 février, à un an de prison et une amende de 10 000 dirhams (environ 1 000 euros) en vertu du premier chef d’accusation, considérant qu’il ne s’agissait pas d’une affaire de liberté d’expression, mais de cybercriminalité. Le net-citoyen était en détention provisoire depuis son arrestation, le 24 janvier dernier, au cours de laquelle les forces de l’ordre avaient saisi “deux pages Facebook (sic) contenant des phrases et des images insultantes pour les valeurs sacrées, ainsi qu’un ordinateur IBM”. Il fera appel de ce verdict mais la date de la prochaine audience reste à ce jour inconnue.

La caricature de Damien Glez partagée par Walid


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Zakaria Moumni
Le boxeur Zakaria Moumni incarcéré et torturé à Témara
Torture
2010.09.27
27.09.2010

Zakaria Moumni est un boxeur né le 4 février 1980 à Rabat, sacré en 1999 à Malte champion du monde de Kick-boxing

Champion du monde, Zakaria Moumni tente de faire valoir son droit à accéder au poste de conseiller sportif auprès du Ministère de la jeunesse et des sports marocain, conformément aux termes du dahir royal no 1194–66 du . Le Dahir en question dispose en effet que les ressortissants marocains ayant remporté un titre de champion du monde pourraient prétendre à ce poste. Ce poste lui est refusé mais, devant son insistance, en 2006, le roi lui fait octroyer deux licences de taxi, l’une à son nom, l’autre à celui de son père. Zakaria Moumni accepte les deux grimates mais continue à réclamer son poste de fonctionnaire. En janvier 2010, il manifeste devant la résidence royale de Betz, en région parisienne, avant de se faire interpeller par la police.

Huit mois plus tard, le 27 septembre 2010, Zakaria Moumni est appréhendé par la Police à l’aéroport de Rabat à la suite d’une plainte pour « escroquerie » et « usurpation de titre » déposée contre lui par deux citoyens marocains. Cette version est contestée par Zakaria Moumni qui, dans plusieurs interviews, accuse les autorités marocaines de l’avoir incarcéré sans chef d’accusation pendant 4 jours durant lesquels sa famille reste sans nouvelles. Il affirme avoir été battu, les mains et poings liés, les yeux bandés, puis électrocuté, suspendu la tête en bas, attaché à une chaise, nu, frappé avec des câbles et des barres en fer, privé de sommeil, de nourriture, d’eau et menacé de mort. Zakaria Moumni déclare également que ses tortionnaires le menacent « de le découper », de « faire de lui de la viande hachée », qu’il « ressortira dans des boites de conserve » parce qu’il est, selon sa version des faits, « dans les abbatoirs du roi ».

Manifestation de soutien à Zakaria devant l’ambassade du Maroc à Paris


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Fouad Mourtada
Condamné à trois ans de prison pour avoir créé un faux profil sur Facebook
Détention
2008.02.22
22.02.2008

Extrait du communiqué de Reporters Sans Frontières :

Reporters sans frontières exprime son inquiétude suite à la décision de la justice marocaine de condamner un internaute à trois ans de prison pour avoir créé un « faux profil » sur le site de socialisation Facebook. Il a été accusé d » »usurpation d’identité » après s’être fait passer pour le frère du roi Mohammed VI, le prince Moulay Rachid.

« Fouad Mourtada a été victime d’un procès expéditif. C’est la première fois qu’un Marocain est condamné sur la base d’un acte commis sur le Web. Nous sommes inquiets pour la liberté d’expression sur la Toile marocaine car, au-delà de ce cas, ce sont tous les blogueurs du pays qui se sentent visés. L’un des blogueurs les plus populaires du Maroc a décidé d’arrêter de publier des articles sur Internet. La décision du tribunal est disproportionnée et suscite un grand émoi au sein de la communauté des blogueurs marocains, l’une des plus importantes de la région », a déclaré l’organisation.

Fouad Mourtada en 2008


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